Rhizomes de bambou près d’une maison : quels sont réellement les risques ?

Rhizomes de bambou près d’une maison : quels sont réellement les risques ?

Lorsqu’un bambou est planté à proximité d’une habitation, son développement ne se limite pas toujours à la zone visible en surface. Sous terre, son système de rhizomes peut progressivement s’étendre et atteindre une terrasse, une allée, un mur, une clôture ou différents aménagements extérieurs.

Mais un rhizome de bambou peut-il réellement endommager une maison ? Et à partir de quand faut-il intervenir ?

Le véritable problème se trouve souvent sous terre

La partie visible du bambou ne permet pas toujours d’évaluer l’étendue réelle de son développement.

Sous terre, les rhizomes peuvent progresser dans différentes directions et coloniser des zones situées à proximité du massif. Leur présence peut rester invisible pendant un certain temps, jusqu’à l’apparition de nouvelles pousses ou de premiers signes au niveau des aménagements.

Selon les situations, nous pouvons retrouver des rhizomes :

  • sous une pelouse ;
  • dans des massifs plantés ;
  • sous une haie ou une clôture ;
  • sous des pavés ou une terrasse ;
  • le long d’un mur maçonné ;
  • à proximité des canalisations et évacuations ;
  • contre différents aménagements ;
  • ou encore sur une propriété voisine.

 

La zone visible en surface ne correspond donc pas nécessairement à l’étendue réelle du développement souterrain.

Les rhizomes peuvent-ils atteindre l’intérieur d’une habitation ?

Il est important d’être précis : un rhizome de bambou ne traverse pas systématiquement un béton sain et correctement réalisé.

En revanche, les rhizomes peuvent progresser dans les zones offrant moins de résistance. Ils peuvent suivre les terres de remblai, longer une fondation ou profiter d’espaces, de joints, de fissures ou de défauts déjà présents dans certains ouvrages.

Dans certaines configurations, cette progression peut aller beaucoup plus loin. Nous avons déjà rencontré sur le terrain des situations où des pousses de bambou étaient apparues à l’intérieur même d’une habitation. Les rhizomes avaient trouvé un cheminement leur permettant de progresser jusqu’à l’intérieur du bâtiment avant de produire de nouvelles pousses.

 

Ce type de situation reste particulier, mais il montre l’importance de ne pas se limiter à ce qui est visible dans le jardin lorsque des bambous se développent à proximité immédiate d’une construction.

Le risque doit donc être évalué en fonction de la configuration réelle du terrain, du développement des rhizomes et des structures présentes à proximité.

Terrasses, pavés et asphalte : des zones à surveiller

Les aménagements extérieurs sont régulièrement concernés par le développement des rhizomes de bambou.

Les rhizomes peuvent progresser dans les différentes couches situées sous un pavage, une terrasse ou une surface asphaltée. Les nouvelles pousses cherchent ensuite à rejoindre la surface.

Cette croissance peut provoquer, selon la configuration, des déformations ou des soulèvements localisés, notamment au niveau des joints, des bordures ou des zones présentant moins de résistance.

Lorsque les rhizomes sont déjà présents sous un aménagement, il peut être nécessaire de déposer une partie du revêtement afin d’accéder au réseau souterrain et de procéder correctement à son retrait.

Vous avez constaté des pousses ou des rhizomes sous votre terrasse ? Consultez également notre article consacré aux « bambous qui se développent sous une terrasse » pour comprendre ce phénomène et les solutions qui peuvent être envisagées.

Qu’en est-il des canalisations et des réseaux enterrés ?

La présence de canalisations ne signifie pas automatiquement qu’elles seront détériorées par les bambous.

Cependant, les conduites d’eau, de gaz, d’électricité ainsi que les tuyaux d’évacuation constituent une contrainte technique importante lorsqu’un réseau de rhizomes s’est développé à proximité. 

Les rhizomes peuvent progresser autour ou le long de ces réseaux enterrés. Lorsqu’un tuyau présente déjà une fissure, un défaut ou une ouverture, les rhizomes peuvent profiter de ce point d’entrée pour pénétrer à l’intérieur et poursuivre leur développement dans la canalisation. Nous avons déjà rencontré ce type de situation sur le terrain. 

Il est donc important de distinguer les deux phénomènes : le bambou n’est pas nécessairement à l’origine de la fissure, mais un défaut existant dans une canalisation peut constituer une voie de développement pour les rhizomes.

La présence de réseaux enterrés nécessite également davantage de précautions lors de l’excavation et peut imposer un travail mécanique et manuel particulièrement précis.

La localisation des impétrants est donc essentielle avant toute intervention mécanique à proximité d’une habitation.

Lorsque les bambous proviennent de la propriété voisine

C’est une situation que nous rencontrons régulièrement.

Un massif est implanté sur une propriété voisine et les rhizomes franchissent progressivement la limite de propriété. Ils peuvent passer sous une clôture, une haie ou différents aménagements avant de poursuivre leur développement dans le jardin adjacent.

Ils peuvent ensuite coloniser une pelouse, des massifs, une allée ou progressivement se rapprocher de l’habitation.

Dans cette configuration, intervenir uniquement sur la partie visible dans la propriété envahie ne supprime pas nécessairement la source du problème.

Tant que le massif d’origine et son réseau de rhizomes restent actifs, une nouvelle progression vers la propriété voisine reste possible. La stratégie d’intervention doit donc tenir compte de l’origine du bambou et de la continuité du réseau souterrain.

Couper les bambous ne suffit pas

La partie visible du bambou ne représente qu’une partie de la plante.

Couper les chaumes ou supprimer les nouvelles pousses ne permet pas, à lui seul, de retirer le réseau de rhizomes présent sous terre.

Lorsque celui-ci reste actif, de nouvelles pousses peuvent apparaître à différents endroits.

Dans le cadre d’une éradication, il est donc essentiel de prendre en compte les rhizomes et leur zone réelle de développement, et pas uniquement les bambous visibles en surface.

Quand faut-il envisager une intervention ?

La présence de bambous près d’une habitation ne signifie pas automatiquement qu’il existe un danger immédiat.

Certains signes doivent néanmoins attirer l’attention :

  • de nouvelles pousses apparaissent à distance du massif ;
  • les rhizomes progressent sous une clôture mitoyenne ;
  • des pousses apparaissent entre des pavés ou à proximité d’une terrasse ;
  • des rhizomes sont visibles le long d’un mur ou d’une construction ;
  • le bambou se développe dans un espace fortement contraint ;
  • des rhizomes sont constatés à proximité de canalisations ou de réseaux enterrés.

Plus le développement souterrain est identifié tôt, plus il est possible de délimiter précisément les zones concernées et d’adapter la méthode d’intervention.

À l’inverse, lorsque les rhizomes ont déjà progressé sous plusieurs aménagements, à proximité de constructions ou sur différentes propriétés, l’intervention peut devenir nettement plus technique.

Un diagnostic adapté à chaque situation

Chaque envahissement est différent.

Avant d’envisager une intervention, il est nécessaire d’identifier l’emplacement du massif, l’étendue du réseau de rhizomes, les zones déjà colonisées, les constructions et aménagements présents ainsi que les éventuels réseaux enterrés.

Cette analyse permet de déterminer les zones qui doivent réellement être traitées et les éventuelles contraintes techniques du chantier.

Chez Bambou Clean, nous sommes spécialisés dans l’éradication des bambous et autres plantes invasives en Belgique et en France.

Notre travail ne consiste pas simplement à retirer les parties visibles. Nous analysons le développement souterrain afin d’intervenir sur les rhizomes responsables de la propagation du bambou, tout en tenant compte des contraintes propres à chaque terrain et des aménagements existants.

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